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Chapitre I - Le dragon du lac Osisko

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Ma grand-mère m’accueillit comme d’habitude avec un grand sourire et plusieurs câlins.

 

« Marco, mon petit-fils adoré, comment s’est passé ton voyage? » Elle me posa cette question en me serrant très fort dans ses bras. Ça faisait déjà presque un an que je ne l’avais pas vue. Je m’étais beaucoup ennuyé d’elle. Je me sentais si bien dans ses bras maigres. Elle mesurait une bonne tête de moins que moi et, avec ses cheveux noirs, elle avait l’air si frêle. Elle était pourtant très forte, ma grand-mère, et ses yeux pétillaient de sagesse.

 

« Ce fut un voyage intéressant », dis-je en pensant au vieux monsieur que j’avais rencontré dans le train. « Durant le voyage, j’ai fait la connaissance d’un grand monsieur avec de longs cheveux et une longue barbe blanche. Il avait l’apparence d’un vrai sorcier. » Je regardai autour de moi afin de le montrer à ma grand-mère, mais je ne le voyais plus.

– Oh! Vraiment! De quoi avez-vous parlé?

– Il m’a raconté la légende du dragon du lac Osisko.

 

Je voulais raconter avec enthousiasme toute l’histoire à ma grand-mère.

 

« Quel dragon? » me demanda-t-elle tout en m’aidant à transporter mes

bagages vers la voiture. Une fois dans l’auto, je lui racontai toute l’histoire.

 

Alors que nous étions en route vers l’avenue du Lac, je m’aperçus que Beauce Carnaval était en ville. C’était une fête foraine qui venait chaque été à Rouyn-Noranda. De nombreux enfants s’amusaient à faire des tours de manèges.

 

– Grand-maman, est-ce que nous pouvons nous arrêter pour essayer quelques-uns des manèges? Ça a l’air plaisant!

– Non, Marco! Il y a longtemps, un vieux prêtre a jeté un mauvais sort sur Beauce Carnaval. Si je me souviens bien, lui aussi était très grand avec de longs cheveux blancs et une longue barbe blanche.

– Le vieux monsieur s’est présenté à moi comme étant le protecteur de la communauté. Il s’appelle Protectius. Est-ce que tu penses qu’il pourrait être

un Titan?

 

Plein de questions me passaient par la tête. J’étais très curieux d’en savoir davantage sur le vieil homme et sur le sort qu’il avait jeté sur Beauce Carnaval.

 

– Je pense que tu as suffisamment écouté d’histoires grecques et romaines pour aujourd’hui. Allons à la maison! J’ai cuisiné ton mets favori. Devine ce que je t’ai préparé?

– Un jambon avec de la purée de pommes de terre à l’ail?

– Oui, je l’ai préparé avec amour. Ma grand-mère avait le don de trouver

les mots qui faisaient chaud au coeur. C’était vraiment mon plat favori.

 

Je savourai le souper bouchée par bouchée. Je mangeais comme un vrai       « petit cochon ».

 

Après le dessert, j’avais le ventre gonflé. Je croyais que j’allais exploser. Je trouvai une façon d’aller digérer ce bon repas. Je me dirigeai vers le garage de ma grand-mère pour aller chercher ma vieille bicyclette solaire.

 

– Marco, où vas-tu? me demanda ma grand-mère en me voyant nettoyer les

miroirs solaires de ma bicyclette.

– Grand-maman, c’est une excellente journée et j’ai mangé comme un roi. Maintenant, j’ai besoin de digérer ce bon repas et de relaxer en faisant le tour de la piste cyclable du lac Osisko. Je suis un peu fatigué de tout le bruit à Montréal. Ça va me faire du bien un peu de tranquillité, lui dis-je.

– Ta mère ne semble pas dérangée par le bruit de Montréal. Ça fait trois ans qu’elle ne vient plus se reposer à la maison.

– Grand-maman, maman t’aime beaucoup et elle s’ennuie de cette petite ville. Elle a un travail très stressant et peu de temps pour les vacances.

 

Pour la réconforter, je suis allé lui faire un câlin.

– Cette caresse vient de maman, c’est elle qui m’a demandé de te donner un

câlin de sa part.

– Tu es vraiment un gentil petit-fils. Fais attention à toi durant ta balade à

bicyclette. Ne te laisse pas attraper par un dragon. Elle riait gentiment de sa blague pendant que j’enfourchais ma bonne vieille bicyclette solaire.

 

Le temps était magnifique, et le soleil brillait. Ma bicyclette fonctionnait très

bien et elle roulait vite. Ma grand-mère habitait près du parc botanique, un peu loin de la piste cyclable et du lac Osisko.

 

Je devais passer par le centre-ville pour m’y rendre. J’embarquai sur la piste cyclable à la hauteur de la Maison Dumulon, l’ancien magasin général de la ville. Maintenant, c’était un site historique avec un kiosque touristique. Je continuai ma route vers Noranda.

 

Lorsque je passai devant l’emplacement de Beauce Carnaval, les enfants couraient autour des manèges et tous semblaient s’amuser comme des fous. Les manèges paraissaient plus grands que nature et les gens faisaient la file pour y monter.

 

Soudain, j’aperçus le vieux monsieur que j’avais rencontré dans le train. Il se cachait derrière une tente, et il exécutait des rituels étranges, comme seul un sorcier sait les faire. Il murmurait des mots que je ne comprenais pas et ses yeux semblaient sur le point de sortir de leur orbite. Il sautait sur un pied et paraissait très agile malgré son grand âge. Il me semblait si étrange que la peur et la curiosité se livraient bataille en moi. Je pris mon courage à deux mains et décidai d’aller lui demander ce qu’il faisait.

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Je m’approchai de lui, et je lui demandai d’une voix tremblante : « Que faites-vous avec une croix et toute cette fumée? »

– Je jette un mauvais sort aux gens qui viennent exploiter les parents et les enfants pauvres de la ville. Puis, je prie pour éviter que les enfants harcèlent leurs parents pour qu’ils les amènent à Beauce Carnaval. J’espère ainsi éviter les chicanes de familles.

– Pourquoi enlever cette joie et ce plaisir aux enfants, quand ils adorent venir à Beauce Carnaval?

– Ils sont pauvres. Puis, il y a d’autres façons moins coûteuses de s’amuser.

Regarde-toi, tu peux t’amuser en faisant un tour de bicyclette.

– Oui, mais les enfants aiment s’amuser de plusieurs façons.

 

Je commençais à avoir de la difficulté à comprendre le vieil homme, et je n’étais pas tout à fait certain de partager son point de vue.

– C’est vrai, il y a des enfants qui cherchent tellement le plaisir qu’ils ne voient pas la différence entre le bon et le mauvais dragon. Regarde derrière toi! s’exclama le vieil homme.

 

Je tournai mon regard vers le lac Osisko. L’eau, brunâtre, était pleine de saletés. Une mauvaise odeur s’en dégageait. Tout à coup, mon désir de faire le tour de la piste diminua considérablement. Maintenant, j’y allais à reculons et non avec enthousiasme.

Soudain, je me questionnai sur le lien entre un lac pollué et des enfants innocents. C’était un vrai casse-tête.

 

Le vieil homme continua son discours :

– Ce ne sont pas tous les enfants qui sont innocents. Certains consomment de la drogue ou font des mauvais coups. Quand ils grandissent, ils ne savent pas prendre soin de la nature, d’eux-mêmes et des autres. Les hommes qui sont responsables de la pollution de ce lac n’ont jamais été condamnés, et cela fait souffrir le bon dragon. Quand des enfants et des adultes aux mauvaises intentions se regroupent, les dommages envers autrui sont d’autant plus ravageurs.

– C’est vrai… même moi je n’ai plus le goût de continuer ma promenade à

bicyclette. Je prononçai ces paroles avec désappointement en pensant que les

responsables faisaient partie de mes ancêtres. La mine rapportait beaucoup

d’argent à la ville, mais ses deux grosses cheminées polluaient énormément.

– Tu vois, maintenant, à cause des autres, c’est à ton tour de souffrir!

– Pourquoi les gens ne se rassemblent-ils pas pour nettoyer le lac? C’est terrible!

 

Je parlais en regardant l’eau noire. Malgré sa noirceur, le lac était encore intéressant à regarder, car il reflétait magnifiquement la beauté du ciel. Dans ce reflet, je voyais le soleil, les nuages et les oiseaux qui volaient. La réflexion de la nature sur l’eau signifiait pour moi le dernier espoir qu’offrait le lac à ses admirateurs.

– C’est étrange parce que le lac nous donne une belle réflexion du ciel...

– … et il nous offre aussi un spectacle de lumière durant la nuit, continua le vieil homme. Cependant, cela demeure une illusion. La réflexion de la nuit représente seulement l’ombre des arbres malades, des maisons, des édifices, des lumières du progrès et des deux grandes cheminées. Le reflet est attirant et offre un spectacle magnifique, mais ce n’est que l’influence du mauvais esprit qui habite le lac. Il souhaite que nous continuions à l’aimer comme il est. C’est le résultat de son travail diabolique.

 

Les mots du vieil homme commencèrent à se faire écho dans ma tête. Je pensais seulement au mauvais monstre qui habitait le lac. Tout à coup, j’aperçus quelque chose dans l’eau. Cela ressemblait aux deux bosses qu’un monstre porterait sur son dos. Les deux bosses étaient couvertes de mouettes qui criaient sans arrêt. Leurs cris faisaient penser à une discussion animée. J’aurais aimé comprendre leur conversation.

 

« Je dois partir, mais je suis content de vous avoir rencontré une fois de plus… » Je tournai la tête dans sa direction afin de lui dire au revoir, mais il avait déjà disparu.

– À qui parlais-tu? me demanda une jeune fille qui chevauchait une bicyclette solaire.

– Je parlais à un vieux monsieur. Il a disparu aussi vite qu’il était apparu. C’est la deuxième fois qu’il me fait le coup aujourd’hui. Je me sens bizarre.

– Tu es bizarre. Comment t’appelles-tu? J’écoutais à peine ce que la jeune fille venait de me dire. Je continuais à chercher le vieil homme du regard.

« Allo? » Elle semblait déçue que je ne l’écoute pas. « Je suis ici, juste à côté de toi! » Elle était vraiment déterminée à attirer mon attention.

– Je suis désolé. Je m’appelle Marco, lui répondis-je finalement.

– Je m’appelle Karine.

– J’aime bien ton nom. C’est joli!

 

Déjà à treize ans, je savais comment charmer les filles. Je l’avais appris grâce à la télévision. J’étais un homme, un vrai, même si ma voix muait. Cependant, la première chose que j’avais remarquée chez elle, ce n’étaient pas ses jambes ou ses cheveux, mais sa bicyclette solaire.

 

Elle avait réagi de la même façon : « Tu as une belle bicyclette. Elle est un peu vieille, mais jolie. » Elle semblait incapable de voir autre chose en moi, comme ma nouvelle barbe ou mes yeux. Elle voyait seulement ma bicyclette. La télévision ne m’avait pas tout appris sur les femmes. Des mystères planaient sur certaines d’entre elles. Par conséquent, je continuais à avoir de la difficulté à les comprendre.

 

« Oh! mon Dieu! Tu as le modèle 2010! C’est incroyable! » Ma bicyclette datait de 2008. Je souhaitais qu’elle ne m’invite pas à aller faire un tour avec elle, car il ne faisait aucun doute que je n’arriverais pas à la suivre. Cependant, ses longs cheveux rouges, ses yeux verts ainsi que son magnifique sourire me convainquirent de l’inviter moi-même.

 

– Chaque année, je reçois le dernier modèle, prononça-t-elle avec orgueil.

– J’aimerais faire le tour de la piste cyclable avec toi, mais je crains que ma

bicyclette soit un peu lente. Voilà! Je retrouvai le goût de faire une balade à bicyclette. En regardant cette beauté féminine, j’oubliais la laideur et l’odeur désagréable du lac. Je l’invitai à m’accompagner même si j’étais timide. Cependant, je m’étais assuré d’être honnête avec elle afin de ne pas perdre la

face.

– Ça me va. Je vais pédaler plus lentement. Allez! On y va! Elle partit en tête et je la suivis.

 

Nous passâmes par Noranda, par le parc Trémoy, devant l’École de musique en Sol mineur et près du club de tennis.

 

J’étais encore curieux de voir de plus près le rocher avec toutes les mouettes.

Quand nous arrivâmes à l’amphithéâtre extérieur, je demandai à Karine de ralentir. « Karine! », l’appelai-je au loin, car, bien qu’elle m’avait promis de pédaler plus lentement, elle continuait de rouler à vive allure.

« Oui! » Elle arrêta sa bicyclette.

– J’aimerais que nous arrêtions pour voir le rocher avec les mouettes.

– D’accord! Nous pouvons laisser nos bicyclettes ici, près de l’amphithéâtre.

 

Nous marchâmes jusqu’au bord de l’eau afin de mieux regarder le rocher. Les cris des mouettes causaient beaucoup de bruit. Nous nous assîmes près de l’eau pour écouter la nature autour de nous. Il y avait tellement de mouettes qu’elles camouflaient entièrement le rocher. Il était complètement blanc de mouettes. Tout à coup, je me souvins de ce que le vieil homme m’avait raconté à propos de l’illusion créée par certaines réalités. Peut-être n’était-ce pas un rocher? Peut-être était-ce le monstre du lac?

 

Karine interrompit mes pensées : « Veux-tu partager ma barre de chocolat? » m’offrit-elle.

« Non merci! Ma grand-mère m’a déjà nourri comme un dragon. » Je crois que toutes ces histoires de dragon commençaient à affecter ma façon de

parler.

– Comme un dragon?, s’exclama-t-elle en se moquant gentiment de mes propos. Peux-tu cracher du feu?

– Je ne sais pas. Regarde, ahhhhhhh! criai-je dans ses magnifiques cheveux, en la serrant dans mes bras comme les monstres aiment si bien le faire.

– Arrête! Tu me chatouilles, me supplia-t-elle. Quel âge as-tu, Marco le

dragon?

– J’ai treize ans, et toi?

– J’ai aussi treize ans, mais j’aurai quatorze ans dans deux jours. Veux-tu

venir à mon anniversaire?

– Où aura lieu ta fête? Au McDonald’s? supposai-je pour la taquiner.

– Non, farceur! C’est à la maison de ma grand-mère.

– Pourquoi ne célèbres-tu pas ton anniversaire à la maison de tes parents?

– Ils sont divorcés. Je vis avec ma mère à Montréal.

– Vraiment! Moi aussi. Je suis seulement en visite ici pour quelques jours, chez ma grand-mère.

– À quelle école vas-tu?

– À Saint-Michel, lui dis-je.

– Moi aussi! me dit-elle. Je suis surprise, car je ne t’ai jamais vu à l’école.

– Comment est-il possible qu’on ne se soit jamais rencontrés à l’école?

– L’an prochain, tu vas me voir. J’espère que tu voudras bien continuer à me parler.

 

J’étais content de mon voyage jusqu’à ce jour. J’avais écouté des histoires

intéressantes. J’avais vu ma grand-mère. Et je croyais avoir rencontré ma première copine.

– Sûrement, c’est une bonne idée, lui répondis-je un peu timidement.

« Super! Maintenant, est-ce que nous pouvons y aller? Si nous voulons faire le tour de la piste cyclable, il nous reste encore 10 km à parcourir », me rappela-t-elle, en finissant sa tablette de chocolat. Lorsque nous fûmes sur le point de partir, elle lança le papier d’emballage doré de son chocolat dans le lac.

– Hé! protestai-je. Que viens-tu de faire? Le lac est suffisamment pollué. Tu n’as pas besoin de le polluer encore plus!

 

Je me sentis offensé. Peut-être le vieil homme avait-il raison. La motivation qui me poussait à vouloir protéger l’environnement ne venait pas seulement

du film que j’avais vu, mais de moi-même avant tout.

– On s’en fout! dit-elle. C’est déjà sale et nous ne pouvons rien y faire. Regarde là-bas, continua-t-elle en pointant les deux grandes cheminées de la mine. Les adultes continuent de polluer malgré tout.

– Tu es comme la déesse Diane : tu as perdu tout espoir. Tu abandonnes l’Abitibi, mais l’Abitibi ne t’abandonnera jamais.

– Marco, peut-être que ce n’est pas une bonne idée qu’on continue à se voir l’an prochain. Tu es très bizarre. Tu délires ou quoi?

– Certains adultes continuent de polluer parce qu’ils sont égoïstes. Ce ne sont pas tous les adultes qui sont comme ça. Les enfants aussi peuvent être égoïstes et vouloir un nouveau modèle de bicyclette chaque année.

 

J’étais blessé, et je voulais la blesser en retour. D’une certaine façon, je l’aimais, et d’un autre côté, je la détestais à cause de son geste. C’était une sensation étrange, un mélange d’amour et de haine. Je commençais à la juger.

– Je ne te trouve pas si gentil que ça. Maintenant, je suis sûre de ne pas vouloir te voir l’an prochain à l’école, dit-elle avec colère.

– Pourquoi? Parce que je ne vais pas me tenir avec votre petit groupe de personnes plus âgées et fumer?

 

Je voulais la blesser encore plus, car elle me rejetait même si j’étais un bon garçon. Comment pouvait-elle me faire ça?

 

– Comment sais-tu que je fume? Tout à l’heure, tu m’as dit que tu ne m’avais jamais vue à l’école.

– C’est l’étrange dragon de tout à l’heure qui a reniflé l’odeur dans tes magnifiques cheveux.

 

Oups! Est-ce que je venais de lui faire un compliment? Cette fille avait définitivement réussi à briser tous les circuits nerveux de mon cerveau.

– Tu as senti mes cheveux? Je pensais que tu essayais de cracher du feu avec ton souffle, dit-elle d’une voix douce et calme afin d’essayer de m’amadouer à nouveau.

– Oui! Excuse-moi, je voulais vraiment sentir tes cheveux. Je te trouve de mon goût… OK! Mais… j’aime aussi le lac. J’adore la nature entière, et j’aime prendre soin de mon corps. Voilà pourquoi je ne fume pas. J’espère que tu pourras arrêter un jour. Pourquoi n’allons-nous pas chercher le papier que tu as jeté dans l’eau?... Et si tu veux, oublions cette histoire.

 

Je ne voulais pas perdre ce merveilleux sourire.

 

– Oui, c’est vrai! Je m’excuse. Tu es un bon gars. Je ne suis pas toujours entourée de bonnes personnes et ça commence à se refléter sur mon comportement, s’excusa-t-elle.

– J’aimerais aller à ton anniversaire, lui dis-je tout en essayant de repêcher

l’emballage doré dans l’eau sale.

 

Avec un long bâton, je fus capable d’atteindre le papier. Quand il fut suffisamment proche de moi, je m’étirai pour aller le chercher. Il était encore loin et, quand j’y arrivai, je mis tout mon poids vers l’avant, si bien que mon pied commença à glisser. Je tombai dans l’eau toute sale, et je sentis ma tête frapper une pierre. Au moment de l’impact, j’eus l’impression d’entendre quelqu’un grogner. Le son se fit écho dans ma tête, me rendant confus, étourdi et somnolent.

prend conscience de coupe a blanche

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